LIVRE S£PTIËHG SOB
v'.foiiàe le Chaste, soo aïeul disputant ; . l:i vicomtesse Aladaïs au troubadour ; 1 ; Marveil, il emporta le goût des aven- l.Liites et guerrières, et fit bientôt respleoibr • !■ tr'iif, ;iveû la beauté de sa race, son snl-'ur L-lievaleresquc, et un rayon de poésie. 11 chantait eu languu roinane, comme Richard Cœur-de- LJoa, mais, politique encore plus que troubadour, il comprit de bonne heure que la destinée de la France était de s'étendre irrésistiblement jusqu'aux Pyréuées, et qu'il devait compenser ces perles imminentes d'au delà des monts par des conquêtes sur les Maures dont l'expulsion était l'œuvre providentiellement réservée aux monarques espagnols. Singulière vicissitude des événements : don JAÏcmé d'Aragon élevé captif à Carcassonne trouva dans son pays don Roger de Carcassonne grandi dans l'exil d'Aragon ! '
Trencabel avait pour compagnon d'infortune les seigneurs de Siiissac, de Termes, de Castres; de Menerba et de Cab-Aret, et une multitude de chevaliers albigeois, recueillis à la cour de Saragosse, ou dispersés dans les cités d'Aragon et de Catalogne. Don Jaicmé, alors âgé de vingt-cinq ans, brillait aux regards de ces exilés de tout l'éclat de la jeunesse, de la boautô, de la valeur, de la puissance et de l'auréoie de son père invoqué comme un martyr. L'orphelin d'Aragon se mit à la tête de cette armée d 'orpheUns de la patrie romane, et pour les dédommager de la perte de leurs châteaux pyrénéens les conduisit à la conquête des lies Baléares. 1. Cron. comment, del reyen Jacmé.
SIO LES ALBIGEOIS BT L'1»QUISITI0\
Le promoteur de l'expédition fut évidemment un proscrit albigeois qui vivait à la cour d'Araigon et dont l'œuvre évangélique s'entrelace comme un rameau d'olive aux lauriers dujeune Conquistador. Sa légende, fabriquée tardivement au xvii' siècle par un compilateur ignorant, est incohérente, contradictoire et fabuleuse. Nous devons la refondre complètement, et pour lui rendre une certaine vraisemblance historique, remonter jusqu'aux origines. Il y avait, non loin du Mas-Saintes-Puelles, en Lauragais, une maison appelée l'Oliva ou l'Olio. C'était probablement une tour ombragée d'un olivier sauvage' . Le maître, allié des Cap de Pore seigneurs du Mas, était comme eux albigeois, et membre d'un clan ibéro-roman qui tirait son nom de l'arbre symbolique dont le feuillage abrita souvent les conciliabules nocturnes des Amis de Dieu. De ce tronc antique étaient sortis les nombreux rameaux des Oliva, diacres et évêques cathares, de Jean d'Oliva chef des spirituels de Narbonne, de Bernard d'Oliva.seigneurdeMontolio près de Foii, qui relève de Montalion ; de Ramon de L'Olio, le célèbre chevalier et savant Mayorquin, enfin du fondateur de la Merci, Pierre Nolasco, dont le nom défiguré par les légendaires doit s'écrire : Peyré, N'Olio Asco ouGasco, et se traduire : Pierre, lils de don Olivier, le Basque ou l'Ibère.
Cette tribu Gasc de l'Olivier, était très-hautement apparentée dans le Midi ; elle avait jeté des branches féminines dans les maisons de Penne, de