Ibid. : Gsrmonda de Montpellier
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ment qae les apprêts de cette iBsurrectioit nationale. Le patriarche s'eaidorinit dans sa paix» quand de toutes parts s'aignisaient et se hérissaient les lances patriotiques. Et tout porte à croire que la comtesse Philippa et la vicomtesse Esdarmonde l'a- Talent devancé dans le tombeau. Arrétona-ncMis sur ces grandes figures albigeoises dont la mort mystérieuse s'enveloppe du même nuage.
La vicomtesse d'Âlion visitait fréquemment le patriarche vénéré , et les deux illastres mères, qui Tétaient de son enfance comme du catharisme pyrénéen. De Mootalion, à travers la forêt de 6élestar, elle descendait à Montségur*. Après une halte sur la montagne sainte , elle continuait , à travers l'Acarnaguez, jusqu'à Tarascon ou Pamiers où elle rencontrait son grand frère le conjte Roger- Bernard. Puis, de l'un ou l'autre de ces deux castellars^ elle se rendait, à travers le Podaguez, auprès de son frère chéri, Loup de Foix, à ses châteaux de Montagut ou de Durban, ou dans leur manoir natal, indivis comme leur cœur, des Salenques. Esdarmonde d'Alion, placée entre la vieille Esdarmonde de Montségur, et la jeune Esdarmonde de Cardonne, était la correspondante habituelle entre le comte de Foix et le roi d'Aragon. C'était la colombe, messagère de la patrie et du Paradet, qui de castellar en castellar transmettait le mystère de Toulouse à Barcelone et à Saragosse. Tous les ans, l'hiver la faisait descendre de ses plateaux glacés de Cerdagne, et résider dans