‹ Histoire des Albigeois (volume 4)Chapitre 390 sur 506 · LIVRE SEPTIÈME SIS · texte numérisé non relu

LIVRE SEPTIÈME SIS

nauséabond qui répand une odeur mélangée d'autel et de tombe. Germonde, la Sapho du saint-office, n'est pas moins plate qu'Isam son Pindare ' . Leurs mornes cantilènes contrastent par leur vide et leur néant avec le dithyrambe superbe de Figueyras. Ici tout est vivant, frémissant. C'est le cri d'un homme, le hurlement d'un peuple égorgé, le rugissèment d'un monde expirant. Après six cents ans ce poème fume encore ; il s'en exhale encore une odeur de foudre. Cette malédiction est un jet magnifique de cette grande lyre d'étemel amour d'où le Dante tirera bientôt son infernale et céleste épopée.

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Figueyras est le clairon de la guerre cathare. Son sirvente implacable est le haro des vengeances ameutées contre Rome. Les camps de Penne, de Nora et du Thabor dressèrent l'oreille à cette terrible fanfare. L'insurrection faidite fourmillait sourdement dans les vallées de l'Aveyron, les plaines de Toulouse, les rochers de la Cerdagne et les conques orageuses de la Catalogne ou de l'Aragon. Guillabert de Castres ne vit probable-

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