‹ Histoire des Albigeois (volume 4)Chapitre 400 sur 506 · UVRE HUITIÈME M · texte numérisé non relu

UVRE HUITIÈME M

fisquait les biens des Templiers et des évéques, et marchait sur Rome. Le comte de Toulouse dut se transporter plusieurs fois auprès de l'Empereur, et il entraînait dans la ligue dont le César était le chef, les rois d'Angleterre et d'Aragon , ses deux cousins. L'Empereur, nous l'avons vu, rendit à son trh<her allié et féal Ramon comte de Toulouse, le comtat Venaissin, et le titre de marquis de Proyènce, avec défense à tous, soit ecclésiastiques, soit séculiers, d'attaquer ces domaines, sous peine de mille livres d'or (1234).

Montségur était le centre et comme le sanctuaire de la ligue pour la nationalité romane. Le comte Ramon n'y vint jamais, du moins ostensiblement; mais ses conseillers, les principaux seigneurs de sa cour s'y rendaient fréquemment sous prétexte d'accomplir des devoirs religieux *. Un jour c'est Roger de Toulouse, de cette famille chevaleresque collatérale de la Maison comtale de Sainte-Gélis. Une autre fois, c'est Roger d'Aragon, suivi de cinquante chevaliers, escorte princière d'un chef probablement issu d'une branche égarée de la dynastie royale de Saragosse. Une autre fois enfin, c'est Alaman de Roaïx, de cette race illustre qui, avant et depuis, est entrée soixante-quatre fois dans le capitoulat toulousain, race essentiellement civique, consulaire et cathare. Alaman, son chef, était évéque, un de ces évéques guerriers, établis par le synode de Montségur. Nuit et jour à cheval, il protégeait de sa lance les proscrits albigeois, et

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