‹ Histoire des Albigeois (volume 4)Chapitre 411 sur 506 · IS · texte numérisé non relu

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fumants, mais les Français parvinrent à fermer Tintervalle par une bretêche ou fortification de bois, percée d'archères dont les flèches écartèrent les faidits pyrénéens. Alors le vicomte, ayant tâté la muraille sur divers points et divisé l'attention des conquérants, rassemblant toutes ses forces, s'élança sur la grande barbacane du nord. Archers, arbalétriers, chevaliers, couverts de leurs casques carrés et de leurs boucliers triangulaires, se ruèrent sur la demi-lune pour escalader les rampes du château. Mais la pierrière turque de la barbacane et les balistes du donjon écrasèrent les assaillants. Après un furieux assaut, la barbacane, disputée avec acharnement, resta au pouvoir des Français*.

Ainsi le valeureux Ramon-Roger ne put escalader ce roc vertical ; ces portes résistèrent à l'orphelin déshérité. Depuis trois semaines, il était campé sous son manoir natal ; il voyait d'en bas son berceau, les demeures de ses aïeux, les tombes de ses ancêtres. Le glaive de l'étranger l'écartait des palais et des sépulcres paternels. Le vicomte se présentait comme le défenseur du catharisme ; il fit démolir l'église catholique de Notre-Dame et le couvent des franciscains, acolytes des inquisiteurs. Il avait compté sur le secours des rois d'Aragon et d!Angleterre. Jaîcmé ne passa pas les Pyrénées. Henri ne traversa pas la mer. Les comtes de La Marche, de Toulouse et de Foix restèrent immobiles. L'armée royale, envoyée en toute hâte par la reine Blanche, accourait du Nord. Ramon-

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