Rapport du sénéchal Guil. des Ormes
UVRE HUITIËMI 271
Roger résolut de tenter une dernière fois un assaut général et désespéré. Le dimanche 1 0 octobre, tout Tost exilé escalada les murailles : ces murailles insensibles repoussèrent les proscrits éplorés et furieux ; elles étaient à jamais françaises ^
Le lundi, sur le soir, le vicomte mit le feu aux faubourgs, et suivi des bourgeois compromis, remonta le cours de l'Aude, vers les Pyrénées. Le lendemain (12 oct.) Varmée royale arriva, commandée par le maréchal Ferry Pasté qui avait en chemin rallié les sires de Mirepois, de Ghalabre, de Saissac, de Castres, de Lombers, les chefs de la conquête réunis, en l'attendant, sur la Montagne- Noire. Grande fut la joie des assiégés quand, du haut de la tour du Paon, la vedette signala vers le nord l'apparition de la bannière blanche aux fleurs de lis d'or. Entrés dans la cité, les libérateurs mêlés aux défenseurs et aux évéques entonnèrent d'abord un Te Deum solennel dans l'église de Saint- Nazaire. Puis, le sénéchal écrivit à la reine le bulletin des opérations *. « À excellente et illustre dame Blanche, par la grâce de Dieu, reine des Français, Guillaume des Ormes, sénéchal deCarcassonnSy son humble, dévoué et fidèle serviteur, salut 1 Madame, que Votre Excellence apprenne que la ville de Garcassonne a été assiégée parle soi-disant vicomte et ses complices. » Le sénéchal, en terminant, rendait hommage au zèle et au courage déployé par le croisé Ramon dé Gampendut, et par le fl^an-