‹ Histoire des Albigeois (volume 4)Chapitre 434 sur 506 · Percin : Martyr, Avenioniê · texte numérisé non relu

Percin : Martyr, Avenioniê

UVRE HUlTlÉAiB 303

bois. Médecin du corps en même temps que de rame. Sans administra son remède, invoqua le consolateur, et exhorta les assistants éplorés. Le moribond, qui devait rendre le dernier soupir entre les mains des Bons-Hommes, auxquels il léguait cinquante sols toulousains , fut miraculeusement rendu à la vie par les prières et les breuvages cathares ; et dès ce jour, les cinq frères vouèrent leur épée et leur parole à la défense du Paraclet contre l'inquisition qui commençait alors ses fureurs (1234). Ils escortèrent ses ministres de bourgade en bourgade et de forêt en forêt *• Ses principaux évêques visitèrent Avignonet. Guillabert de Castres logea souvent chez Alaman de Roaix, Bernard de la Motte chez Estold de Roqueville, Bonfilh chez Na Sapdalèna de Villeneuve, et chez son propre compagnon le chevalier Guiihem de Varagne. Bonfilh des Cassers était un docte théologien, un disputeur hardi et tenace, et qui s'illustra dans Avignonet même par plus d'un tournoi dogmatique. Naguère encore Pierre Brun, un aucien ministre albigeois, maintenant champion du dogme catholique, vint défier Bonfilh qui releva le gant, et sortit des bois de liavéran pour montrer la supériorité de révangile Johannite sur la loi de Moïse. La rencontre eut lieu chez iè notaire Adhémar dont Tabjuration devait être le prix du vainqueur. Après la dispute qui fut orageuse, le vieillard se convertit au Paraclet et mourut bientôt après entre les mains de Bernard deMaireville, diacre de Mont-

Page 1