LIVRE HUIiriKil|C
d'Avignonet. Il les tient enfin, ces inquisiteurs dé* testés; mais dans le cas, impossible, .oii ils lui échapperaient encore, ils iraient infailliblement tomber dans une embuscade qu'il leur a dressée à las Bordas, sur la route de Gastelnaudari à Garcassonne, dans cette plaine illustrée par une double batuUe où le même jour fut vainqueur des croisés et vaincu dans sa yictoire par Simon de Montfort, rhéroïque comte Ramon-Roger de Foix.
Alfaro, vêtu d'un pourpoint blanc, comme pour un festin ou une cour d'amour, mène les conjurés vers la salle capitulaire, dite du comte, où les in^ quisiteurs, par défiance ou par orgueil, se sont installés dans le donjon. Ce sont le fameux frère Amauld, dominicain, natif de Montpellier ; frère Estèbe ou Etienne, franciscain, originaire de Narbonne ; Ramon de Costiran, surnommé l'Écrivain, ancien troubadour, maintenant archidiacre de Lézat et chanoine de la cathédrale de Toulouse, et le primatd'Avlgnonet, ancien bénédictin del'abbaye de Chinsa en Piémont*. A l'exception de ce dernier chacun des quatre inquisiteurs est accompagné de ses acolytes monastiques : Ramon de Costiran, de son clerc Bernard ; frère Estèbe, du franciscain Ramon Carbonner ou Charbonnier; et frère Guilhem Amauld, des dominicains Garcias d' Aura et Bernard de Rocafort. Auprès de ce terrible dief on voit encore Pierre Amauld, notaire ou greffier du tribunal, et Fortaner et Adhémar, nonces ou messagers de l'inquisition. Le prieur d'Avignonet a