‹ Histoire des Albigeois (volume 4)Chapitre 453 sur 506 · LIVRE NBUVIÈKU: 3S · texte numérisé non relu

LIVRE NBUVIÈKU: 3S

mence et de paix par le comte de Toulouse. Mais les deux vaillants barons repoussèrent les séductions comme les menaces du monarque. « Que le roi, répondirent-ils, s'engage à nous le rendre dans cinq ans, et nous lui remettrons notre Roche. » Puis ils retirèrent même cette concession; ils ne se fiaient pas aux Capétiens; ils se ressouvenaient de la perfide reine Blanche envers le comte de Foix qui n'avait obtenu son donjon qu'en se reconnaissant le vassal direct de la France. Ainsi les nobles Bernard et Olivier restèrent invulnérables sur leur Roche, et le Midi conserva, quelque temps encore, deux lies aériennes d'honneur et de liberté, Penne et Montségur ^.

Le roi de France, vainqueur à Nore, mais repoussé de Penne, se retourna contre Montségur. Ramon VU, et non le sénéchal, reprit le siège de la forteresse duThabor, et ses milices, sous la conduite de son bayle Âllaman, remontèrent vers les Pyrénées. Cette attaque des trois camps des faidits albigeois n'eut lieu qu'au printemps qui suivit la guerre et fut comme la conséquence du synode de Béziers (1243). Après chaque soulèvement national, on appesantissait le joug de la conquête, on resserrait les fers du peuple vaincu. Ces fers et ce joug se reforgeaient dans un concile. Le farouche Pierre- Âmiel, primat de Septimanie, expulsé de Narbonne par l'insurrection, et réfugié pendant la guerre dans les murs à demi déserts de Béziers, convoqua sur les décombres de cette ville, première victime

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