‹ Histoire des Albigeois (volume 4)Chapitre 46 sur 506 · Bisl, du Long., t. V, pr · texte numérisé non relu

Bisl, du Long., t. V, pr

go LES ALBIGEOIS ET L'LNQUlSiTION

Saint-Germain-en-Laye (avril 1226) et remercia de leur affection l'église et la ville de Saint-Antonin, assises dans la noble vallée de TAveyron. Mais bientôt ces traîtres eurent peur de leur trahison. Ils supplièrent le roi de ne divulguer leur félonie que lorsqu'il serait arrivé à Cahors, et d'obtenir du légat la grâce de rétablir le culte catholique dans leurs murs. Alors, sous la protection des soldats, ils jouiraient du double bonheur d'être chrétiens et français. Ce n'est pas que leur ville ait jamais été infectée de la peste hérétique, mais ils craignent pour leurs moissons, leurs vignes, et leurs troupeaux, les vengeances du comte Ramon, et pour leurs personnes les haines des châtelains d'alentour, tous ' notoirement cathares. Ainsi ces traîtres finissaient en délateurs regardant dans leur effroi les nobles et patriotiques donjons de Penne, de Najac, et de Bruniquel et celui de Saint Antonin même, séjour de toute gloire et de toute poésie chevaleresque * (8 mai 1226).

L'émotion fut grande dans le prince et dans le peuple: toutefois les défections furent surprises, passagères, et provoquées parles évêques : ils voulaient donner au roi des airs de libérateur imploré parle Midi. C'était le parti de la croisade. On vit aussilesplusnoblesadhésionspatriotiques.Lesvilles de Toulouse, Montauban, Moissac, Agen, Cahors, Albi, Avignon se serrèrent autour de Ramon VII. Le Mager (maire) d'Agen, et nous pensons qu'il fut l'organe de toutes les autres cités, fit entendre

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