‹ Histoire des Albigeois (volume 4)Chapitre 468 sur 506 · LIVRE NBUVlfiMB · texte numérisé non relu

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Pierre-Roger de Mirepois, offrande suprême d'un pieux cheyalier indigent à la patrie romane expi« rante. Une autre nuit, la forteresse éprouva une ^ie bien vive : elle vit arriver Bertran de la Ba- •calaria, Bertran, le grand ingénieur de Gap-de- Nac, frère d'un troubadour fameux, probablement enfermé aussi dans ses murailles, séjour de tout patriotisme et de toute poésie. Amis, dit-il, je viens de la part du comte Ramon. J'en ai reçu Tordre de ses bayies même, Sicard Allaman et Bertran Roca. Courage donc, et si nous tenons encore sept jours, Montségur est sauvé ^ I L'arrivée de maître Bertran ranima l'enthousiasme des chevaliers du Thabor. Mais qu'attendaient-ils au bout de ces sept jours ? Est-ce le roi d'Aragon T Est-ce le comte de Toulouse? Ramon VIT ne délaissait donc pas Montségur, ou plutôt il l'abandonnait à Rome et le soutenait à Toulouse. Ce fait montre l'esprit troublé, combattu, incohérent de ce malheureux prince, trahissant ses fidèles, et baisant la main et le pied des assassins de son peuple et de sa dynastie : trouble lamentable mais douloureux, et qui mérite moins la réprobation que l'étemelle pitié de l'histoire. Bertran de la Baccalaria monta sur la plateforme, et prit la direction des machines. Les chefs tinrent conseil dans le donjon. Tous se rangèrent aux avis d'Arnauld Téouli de Limons. Ce vaillant fiiidit, venu au suprême instant, pour mourir à Montségur, dit à Pierre Roger de Mirepois : « Il faut briser la machine de l'évêque d'Albi. Après cela,

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