Imbert de Salas
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lerie romane, prisonnière dans oe donjon aérien, comme la captive du Drac dans sa tour, s'écriait : Palombelle blanche, ne vois-tu rien venir à l'horizon lointain? 0 aigles qui volez en rond dans le ciel sinistre, que nous annoncez-vous par vos cris incessants? Est-ce l'approche du comte ou de TEmpereur? Êtes-vous la mort ou- la délivrance , et iroulez-voos nous emporter sur vos ailes ' T
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Ni le César ni le comte n'apparurent. Arriverontils seulement avant la mort? Nolite confidere principibus, dît le Psalmiste. Que faisait-il donc, ce comte ? n chassait le cerf avec l'Empereur dans les forêts de la Fouille et de la Calabre. Il travaillait à la réconciliation de Frédéric II et du nouveau pape Innocent IV. Il se rendit lui-môme à Rome, obtint son absolution et fut admis à la grâce du siège apostolique. Le pontife écrivit lui-même au roi de France, la joie que cette paix causait au Vatican.
1. Perrault a substitué ma tcdur Anne à la palombelle blanche, dans ses comtes de fée.
au LES ALBIGEOIS R L'UlUOISmON
Ramon YII abandonnait donc Montségur ^ Mais où les princes font défaut une femme se montrera : c'est Esclarmonde la jeune* Esclarmonde de Foix, épouse de Bernard d'Alion. Depuis dix ans, elle habitait le château de So, près de Quérigut. Mais son cœur était à Montségur, siège de la foi cathare, fondation, refuge et sépulcre de son illustre tante, l'ancienne Esclarmonde. Un jour, Bernard d'Alion et son frère Amauld de So, appelèrent Gorbairo, un hardi chef catalan. Voilà, lui dirent -ils, cinquante livres melgoriennes, et trente-cinq servants, et jette-toi dans Montségur. L'intrépide espagnol descendit par Montalion et par la gorge de la Fragosa'. Mais il ne put forcer le passage de TErs, au pied de Montségur. H fut repoussé, mais dans la mêlée nocturne, quelques-uns de ses compagnons, qu'il crut probablement perdus, pénétrèrent jusqu'au château. De ce nombre furent Ramou de Belvèze et Imbert de Salas, gendre de Bérenger de Lavelanet. Imbert revenait mourir avec sa femme et ses enfants enfermés dans la forteresse. D'autres y pénétrèrent encore avec Joan de Las Comas et Guilhem Mir de Cuella. Ces deux chefs étaient conduits par le diacre Mathio que laissaient aller et venir à travers leur camp les hommes de Camou qui gardaient la gorge de l'Ers au pied de Montségur. Guilhem Mir et Joan de Las Comas apportaient de l'argent, un heaume de fer, et deux arbalètes, don de Ramon de Moissac de Cuelle à