Dép. de Pierre de Léra (Flaira) 3 des ides de mai ld
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des premières Yictimes de Tinquisitioa dominicaine (1234). Sept ans plus tard, son neyeu yengea sa mort dans le sang da frère Arnauld, et jeta la bourse sanglante du moine à son écuyer Pierre Landric. Et maintenant Pierre Landric et Pierre de Léran, Fécnjer et le médecin, réunis à Montségur, relevaient le jeune Guilhem de Tlle, blessé à mort en combattant contre la tour roulante. Ils le transportèrent dans le château, et de là sur la montagne, dans la maison du patriarche Bertran d'En Marti. Les défenseurs de Montségur échouèrent contre Thorrible Gossa (chienne). Poussé par l'armée cathoUque, Ténorme engin, semblable à une tortue monstrueuse, s'ayançait en mugissant et s'établit solidement sur la crête du rocher en face de la barbacane de Touest. La tour catholique de bois assaillit vaillamment la barbacane cathare de pierre, et Montségur avec ses balistes dégingandées aux gesticulations furieuses, convulsives, efirayantes, avec ses gaSes dont les becs et les serres s'attaquaient, comme des oiseaux de proie, dans le tourbillon sifflant de flammes, de flèches, de rochers qui s'entrechoquaient dans l'air, offrait l'image fantastique d'une guerre de ces géants qui l'avaient construit et qui maintenant le bouleversaient sur son sommet foudroyé.
Dès que Guilhem fut déposé sous le toit de l'évéque , accoururent Francesca, sa vieille mère, et sa jeune sœur India^ Les dames de Montségur, Gorba de Pérelle, Pbilippa de Mirepois, et Aipais
i. Dôp. d'Aladals de Massabrac.
de Rabat, et leur sœur la diaconesse Bsclarmonde de Pérelle, Aladaïs de Massabrac, sa fille Fais de Plagna, sa belle-sœur Cécilia, épouse d*Arnauld-Roger, et leur fille Braida, se pressaient autour du chevalier expirant. Le patriarche faisait entendre les paroles dévie. Aux prières des assistants se mêlait le bruit de plus en plus croissant de la bataille. Dans ce moment même, les deux camps tentaient un suprême effort : les catholiques pour rester maîtres du redan conquis ; les albigeois pour en précipiter la gigantesque tour. Après avoir donné au guerrier mourant leur oraison, ces nobles femmes résolurent d'aller se joindre aux combattants. Elles supplièrent révéque de leur accorder la même faveur qu'à leurs époux, de recevoir , dans le cas où elles seraient blessées dans le combat, et privées de la voix dans Tagonie, le sacrement consolateur. Le patriarche le promit, et fortes de cet espoir, ces pieuses et généreuses femmes volèrent à la défense de la forteresse'. Tonte la montagne combattait: Les machines sur la plate-forme, les chevaliers aux créneaux, les archers aux meurtrières, les servants aux poternes. Les femmes erraient de groupe en groupe, exhortant les guerriers, relevant les blessés, roulant des projectiles, et du haut des murailles, lançant, échevelées, Thuile, la flamme ardente et les menaces prophétiques. Et cependant, du haut des rochers, des vieillanls avec les enfants éplorés priaient à genoux et suivaient, d'un regard effaré, le tumulte orageux de la bataille. •