‹ Histoire des Albigeois (volume 4)Chapitre 474 sur 506 · Imbertde Salas · texte numérisé non relu

Imbertde Salas

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gouffires fatidiques, tournèrent les sources de TErs, et gagnèrent le cours de la Fragosa, pour débloquer Montségur. Montségur répondit sans doute à l'attaque des faidits. Mais leurs efforts se brisèrent contre le camp français^ et le cercle de fer, un moment entr^ouyert, se referma plus tenace sur la forteresse albigeoise.

Bf qui sait même si cette flamme nocturne allumée sur les neiges du Bidorta n'était pas un stratagème pour releyer les courages défiedllants, une invention des chefis pour inspirer à leurs compagnons un espoir qu'ils ne partageaient qu'à demi. Depuis longtemps l'éloignement du comte» l'infidélité de l'hiver, la trahison des hommes et des éléments leur faisait présager tristement la chute de Montségur. Comme un navire en perdition qui s'allège de ses débris, Montségur évacuait ses blessés, ses défenseurs fatigués. De ce nombre furent Palaizi de Saint-Andréo et le médecin Gamier qui Revint au Mas-Saintes-Puelles. A plusieurs reprises, Pierre- Roger avait faittransporter ailleurs le trésor cathare. Vers Noël, notamment, le diacre Matheuset son compagnon Bonnet emportèrent une quantité infinie d'argent et d'or. Les hommes de Gamou, qui formaient le blocus dans la gorge de l'Ers, secrètement dévoués'à Pierre-Roger, leur ancien seigneur, laissé* rent passer le trésor sacré. Les deux diacres le trans^ portèrent dans la grotte d'Omolac, dans le Sabartez^ . C'est cette caverne fameuse par ses profondeurs, ses escarpements intérieurs, ses mystérieux laby-

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