‹ Histoire des Albigeois (volume 4)Chapitre 52 sur 506 · LIVRE PBE3IIER iOi · texte numérisé non relu

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fluence de sa femme Cécilia que Roger - Bernard lui avait donnée naguère pour enchaîner ce faible prince à Ia grande cause romane. Sa lâcheté fut plus forte que Tamour conjugal, la fraternité des annes et du sang, et que la voix indignée du sépulcre paternel.

La chute des villes de Béziers, Narbonne, Castres, Albi, fut principalement l'œuvre du primat Pierre-Âmiel. Deux partis existaient dans tout le Midi, le parti catholique et français et le parti patriote et albigeois. Le parti de la croisade, écrasé parla victoire patriotique, releva la tête dès Tannonce de l'invasion. Les évoques dévoués à l'étranger poussèrent leurs satellites aux consulats. C'était préparer la conquête : c'était remettre les clefs des villes à des consuls vendus d'avance au roi de France. Ces consuls paraissent avoir été de la plus basse extraction , si l'on en juge par leurs noms. Le chef de ceux de Béziers s'appelait Améric Bouffât, ou le Goinfre : il promettait de se conformer à tous les ordres du cardinal-légat et du roi de France. Les consuls de Carcassonne s'appelaient Barba, Faure, Ferréol. Des barbiers et des forgerons gouvernaient, terrorisaient la noble et chevaleresque cité * . Les noms des autres s'est dérobé au pilori de l'histoire. C'étaient les sicaires de l'abbé de la Grasse et du primat de Septimanie. Ils promirent à l'archevêque et au cénobite d'obéir à tous les commandements uniterseU et particuliers du légat et du roi de France, et de leur livrer le château, la cité et le bourg de

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