Hiit. du Lang., U V, p
2. £a 1228, Blanche de Gastille, acquérant le château de Termes, y mit pour ch&telain Robert Sans-Avoir, p. 64^.
LIVilE PRBUIER m
croisade, fief du pontife romain. Il passa rapide* ment devant Montpellier, pour ménager le roi d'Aragon, et ne pas donner d'ombrage aux citoyens, restés catholiques mais pourtant patriotes, à tel point que, pendant la tenue d'un concile, ils refusèrent à Simon de Montfort Ventrée de leurs murailles, se méfiant du conquérant ou repoussant le meurtrier du Midi, et qui ne pouvaient se fier davantage à son complice et à l'héritier de ses crimes, le roi de France. Il traversa Béziers oà, sur un amas de décombres noircis par le feu et d'ossements blanchis par les hivers, campait un évêque, et pullulait une populace sinistre engendrée du grand massacre, comme des vers dans un sépulcre. Cette plèbe lugubre avait un jovial et facétieux consul, Améric Bouffât (le Mangeur) qui présenta les clefs de la cité tragique au roi de France ' .
Des ruines funèbres et héroïques de Béziers, Louis continua sa marche vers Narbonne; Narbonne, pacifique amie de la France, et heureuse (si on peut l'être avec une honte et un remords) par son abandon de la cause patriotique. L'exterminateur de Béziers, le vieux primat de Gothie, Arnauld-Amalric, était mort. (29 sept. 1225.) Pierre- Amiel son successeur f&t un autre Arnauld- Amalric. Mais l'archiprêtre de Narbonne, moins romain que l'abbé de Clteaux, fut plus français, et plus dévotfé aux intérêts capétiens. Jeune, fougueux, farouche, inexorable, le nouveau primat terrorisa les Corbières, la Montagne-Moire, effraya