‹ Histoire des Albigeois (volume 4)Chapitre 59 sur 506 · UUt. du Lang., t. Y, p · texte numérisé non relu

UUt. du Lang., t. Y, p

2. Cette signature originale se voit aujourd'hui aux archives de la préfecture de Carcassonne.

thares; il loi rendit tous les domaines enlevés par la rapacité des Montfort. Il combla de ses grâces royales l'antique abbaye carlovingienne. C'était le salaire de Benoit d'Alignan dont le zèle avait fait sacoomber Béziers» la noble Garcassonne, Tinexpugnable château de termes, l'importante principauté deFenouillèdes, et avec le vicomte Nugnez, désarmé et assoupi le roi d'Aragon. Louis voulut revêtir ces faveurs extraordinaires d'un caractère religieux, et prétendit les concéder pour le remède de son dmey et le M/ni de ton père^ le roi Philippe-Auguste^.

Le comte de Toulouse suivait pas à pas l'ost royal depuis le Rhône à la tête des Provençaux, et se réunit au comte de Foix et au jeune vicomte Trencabel, expulsés de Garcassonne. Les trois piinces poussaient l'armée de France, la lance dans les reins, la contenant comme un troupeau dans la grande vallée septimanienne, ravageant le sol, massacrant les traînards, enlevant les transfuges qui venaient se rendre au roi de France. Jourdain de Cab-Âret, un parent des Trencabel, surpris dans sa désertion» expia sa lâcheté, par une dure captivité et une mort honteuse dans les cachots de Toulouse. Le comte de Foix et le jeune vicomte avaient voulu défendre Carcassonne ; mais ni les supplications du héros, ni les larmes de l'orphelin ne purent toucher les citoyens terrorisés par le parti monacal et la faction des Montfort. Les chefs de cette plèbe fanatique et féroce, un barbier et deux forgerons, affublés de la robe rouge des con-

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