‹ Histoire des Albigeois (volume 5)Chapitre 100 sur 323 · VICOMTE DE NARBONNE · texte numérisé non relu

VICOMTE DE NARBONNE

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AMALRIC II

VICOMTE DE NABBOMME

EXTINCTION DU CATHAVMMK ORtENTAt. — SA TRAVSrOBMATrOM ORTHODOXE. ^- L8S Ottilllft MBNDIAXTS. — TH0XA8 o'aQOIX* — LB CAIiliJltâVlS MITIGÉ. — JOACHIM DIS FL0B5, FRANÇOIS D* ASSISE, PJXRR& lOAH O'OUVB. — LE VICOIITIS AMALHIC DE NARBONNK.

Le catharisme oriental s'éteignait dans les cavernés des Pyrénées. Mais ses ruines fortifiaient la monarchie et ses cendres fécondaient et vivifiaient l'Église romaine. Et d'abord, il léguait à la royauté trois grands transfuges : Sicard d'Âlaman, Olivier de Termes et Gui Fulcodi. Sicard d'Alaman, ministre de Ramon VU, assura Tliéritage des Saint- Gélis à. la reine Blanche, reçut, pour prix de sa défection, le sénéchalat général du comté de Toulouse pendant tout le règne d'Alphonse, et après la mort de ce prince, déposa ce magnifique fidéi-

commis dans la maison de France. Il affermit la royauté dans le Midi, combattit les évoques, réfréna l'Inquisition, et fut, dans cet immensp bouleversement, le Sully réparateur du Langtiedoc. - Ce qu'Alaman était dans la paix, Olivier de Termes le ftit dans la guerre. Nul des lieutenants de saint Louis ne parut aussi éclatant. Il cueillit le peu de palmes que ce monarque rapporta d'Orient. Joinville ne parle de lui qu'avec la plus vive admiration, et le sénéchal de Champagne se regarde comme un mince chevalier auprès de ce grand baron des Corbières. C'était comme un Turenne albigeois, un connétable réconcilié de faidits. — Gui Fulcodi Grossa fut, dans l'Église, l'émule d'Olivier et d'Alaman. Né à Saint-Gilles, élevé dans la maison de Toulouse, devenu le plus savant légiste de son siècle, il se donna à la France. Commissaire pour l'examen des confiscations de la conquête, il adjugea cette immense spoliation au roi de France. Le Capétien l'en récompensa par Tévêché du Puy-en- Vêlai, puis par l'archevêché de Narbonne; et du 45iége primatial de la Septimanie, Tagile Provençal s'élança dans la chaire de Rome (1265). Il régna trois ans sous le nom de Clément IV. L'iconographie des papes le représente avec une figure d'épicurien, intelligente et sardonique, et qui semble se moquer de tout, même de sa tiare*. Clément IV, de loin, annonce Clément V et les papes d'Avignon. Ces trois Albigeois de la décadence senties habiles, qui succèdent aux héros et aux martyrs.

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