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LITRE DODZI&IIB 181
fut eu Europe François d'Assise, et l'Occident eut dans ce moine calabrais l'étonnant spectacle en pleine catholicité d'un gymnosophiste indien. Rome adopta François, mais en le modifiant comme Do* minique. Il l'enchaîna au Saint-Siège, le soumit au joug pontifical, et tâcha de l'emprisonner dans les limites de la Bible et de l'Église romaine. Il se forma donc deux tribus franciscaines : Tune soumise, orthodoxe, théocratique; et l'autre indépendante-dans sa spiritualité vagabonde et tacitement ennemie de Rome. Vingt-cinq ans après la mort «de son patriarche, Jean de Parme, général de l'ordre, réformait son institut, et remontait à la tradition originelle de François et de Joachim de Flore. Joachim était comme un prophète glorifié dans un lointain nébuleux ^ : il arait composé quelques traités mystiques sur rÉrangile éternel. Il s'échappait & la fois et de l'Église et de l'Écriture. Jean de Parme proclama la supériorité de l'Évangile de Joachim sur TÉvangile de Jésus. De sorte qu'en un point ce oatharisme monastique était plus hétérodoxe que le oatharisme oriental qui du moins oon- 49ervait le plus pur fragment de la Bible, l'évangile johannite, quipour lui restait TÉvangile universel, étemel. L'albigisme gardait l'opinion de Qrégoire xie Nazîanze :