fif gif très înanuscrUs de l'Inquisition de Touams
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Les^ îttqmaiteHrB, après une première tournée daBs le Lauragai», rentrèrent dans Toulouse, avec un butin de deux ou trois cents accusés. Ils condamnèrent cette multitude k une détention temporaire ou perpétuelle dans les murs. Mais on incarcérait depuis quinre ou vingt ans ; on n'eut pas assez de prisons pour tant de captifs; les condamnés, parqués dans quelque enceinte , comme un bétail, durent attendre l'achèvement des nouvelles tours. Ils durent prêter serment qu'ils ne se déroberaient point à leur pénitence, et quiconque conseillerait ou seconderait leur évasion fut d'avance frappé d'excommunication et d'anathème. Ils voyaient grandir chaque jour leurs cachots construits à leurs propres frais, et peut-être de leurs propres mains, comme ces suppliciés qui devaient, avant leur exécution, creuser leur tombeau *.
On envahit les châteaux : on chercha surtout à se saisir des barons ; ils étaient les chefs du peuple, les béliers du troupeau. Il résulta de cette immense enquête que huit branches des Villeneuvo, sept des Villèle, cinq des Roqueville, quatre des Alaman, trois des Varagnes, les maisons de Latour, d'Aragon, de Saint-Germier, de Castillon, de Ro^ chemaure . de Saint Julien, de Montgaillard, de Romegos, de Mir, toutes les familles chevaleresques étaient hérétiques. Elles fournissaient des vierges, des veuves, des diacres, des évêques à l'égliso du Paraclet, et leurs escortes armées conduisaient ce sacerdoce fraternel et national de châteaux en