G. de Puilaurens, cii. xlviu
TU
.13 LES ALBmiSOIS ET L'i^UlSITlON
gitcdf les taniàffes du gibier humaîa» et qui ont dressé des chiens powr oette chasse au^ cathares, comme les Espagnols» pluer tard, en dresseront pour la chasse aux Indiens dansles forôts de rAmériciue ^ Cependant le héraut, escorté de ses archers, parcourt le bourg épouvanté, s'arrétant à chaqne carrefour, et convoquant le peuple aux sons lugubres de son cor. Il lit à haute voix les noms des inculpés et les envoie devant la cour. Mais beaucoup se sont dérobés. On se met à la recherche des contumaces. On va de quartier en quartier» de rue en rue, de porte en porte; on fouille les maisons de la cave au galetas. On en découvre dans les granges , dans les étables. On traîne devant les juges ces récalcitrants. Mais le plus grand nombre s'est enfui dans les bois. Car qui n'était pas coupable? qui n'était pas suspect ou convaincu? qui n'était pas hérétique ou patriote? qui n'avait pas, d'une manière ou d'une autre, combattu le roi de France ou l'Eglise romaine ? qui n'avait pas un père ou une mère, un frère ou uao sœur, un parent, un ami parmi les faidits, errant dans les forets, réfugié en Espagne ou en Lombardie? Ces fugitifs pouvaient devenir des chefs de bandes dangereux. Des camps pouvaient se former dans les déserts. Aux archers se joÎt gniront les traqueurs, aux mouchards les dogues; et les chasseurs d'hommes avec leurs meutes dressées à la proie humaine commencèrent leurs battues dans les fortHs des Pyrénées.