Nangis. — Bernard Gnidonis
2, Zurita annal., III^ 75.
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lonse et de Carcassoime. Il fallut pour retenir l'infant et désarmer oes jeunes et valeureux hidalgos la défense expresse et toute l'autorité de père et de roi du yi^ux conquérant de Valence et des Baléares.
Don Pedro III d'Aragon » comme tous les princes chevaleureux, était chéri des troubadours. C'est à cet infant qu*est dédié le poëme romanesque et allégorique de JaufiFre et deBrunissen. Nul doute que cette dédicace ne soit un appel adressé au prince par un chanteur patriote dont le but évident est en même temps de relever le courage abattu des Méridionaux. JaufiFre (Godefroi, Tami de Dieu) est la personnification du prince espagnol, doat l'épée doit vaincre le féroce Rugimont» le roi de France, le chef de la croisade, et délivrer Brunissende, la dame éplorée, la patrie en deuil, captive dans son manoir de Montbrun, non moins obscurci et nébuleux, château antique et merveilleux, construit dans un verger pareil au Plaradis, peuplé d'oiseaux et de troubadours centristes, d'où il ne monte que des cris, des sanglots et des lamentations inconso* labiés. Tableau trop fidèle de cet Eden dévasté où s'élèvent les sombres et sinistres tours de Toulouse et de Carcassonne *. L'auteur de ce poëme national, et le clairon de cette prise d'armes patriotique, fut probablement le valeureux troubadour Peyre Salvatgé, ami de l'infant d'Aragon.