M. Àroux, Mystères de la Chevalerie
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RivOLTI DU COMTB DE POIX. -«-FBIUPPB LE HARDI ASSléOE LB DOIUOR DB FOU. ^ CAPTIVITÉ DU COMTE ROGEB BERNARD III, A CARCASSOZf .XB . — > XOKT DB JAICnf, LE CONODISTADOB, BOI D'aRAGON.
Mais la guerre, étouffée dès sa naissance , au sud des Pyrénées, éclatait tout à coup et inopinément au nord, dans la Gascogne. Elle jaillit de la servile turbulence de Gérald de Casaubon, seigneur de Sumpey (Summopodio). Vassal du comte d'Armagnac, il prétendit ne relever directement que du comte de Toulouse, c'est-à-dire alors du roi de France*. Le comte Gérald d'Armagnac marche contre le rebelle, l'attaque non loin de Sumpey, mais il est vaincu, dans un combat où périt Arnauld- Bernard, son frère chéri, avec un grand nombre de ses meilleurs vassaux. Le félon triomphait moins d'un vaillant comte que de la patrie romane ellemême : sa victoire était l'affront d'une race tout entière. Aux cris de douleur et de rage du vaincu, accourent les barons pyrénéens, et à leur tête, le plus puissant de tous, et le plus guerrier, le comte de Foix. Roger-Bernard III de Foix était beau-frère de Gérald d'Armagnac : ils avaient épousé les deux infantes de Béarn, héritières de Gaston de Montcada : ils dominaient par leurs alliances sur toute la chaîne des Pyrénées : ils rassemblent un ost