‹ Histoire des Albigeois (volume 5)Chapitre 135 sur 323 · Gett. Philip,, ÎIL — Muutaner. — Zurita · texte numérisé non relu

Gett. Philip,, ÎIL — Muutaner. — Zurita

royale, un lion est couché à ses pieds. Il veille, et^ pendant son sommeil, garde son maître, sa nouvelle conquête, et cette porte de l'Espagne. Sur les quatre faces du tombeau, dans des niches dont les fines colonnettes supportent l'arc ogival brodé d'un feuillage de chône, sont sculptés, dans diverses attitudes, des moines au front rasé, des prêtres aux longs cheveux, desévêques coiffés delà mitre. Chacun d'eux a son attribut symbolique : la cftsse, la bible, le calice d'où sort l'hostie consacrée; un autre, sans doute un inquisiteur, tient à la main un gril, et une poignée de verges : histoire sculpturale de la conquête I hideux emblème de la croisade dominicainel Figure sinistre qui déshonore le cortège funéraire du sage et vaillant monarque I Apothéose impie qui, cinq siècles après, attira la foudre sur cetle tombe auguste et chevaleresque ^ 1 Sur ce trépas' royal, et cette défaite capétienne, Peyre Salvatgé, le dernier troubadour patriote et le clairon éclatant de cette guerre, dut faire entendre les fanfares de la victoire romane.

L'Albigisme expirant se partageait, pour revivre, en deux rameaux. L'élément biblique et républicain allait aux Vaudois; l'élément chevaleresque et mystique allait aux Olivistes. Le Léonisme fournit un consul, et le Joachimisme un orateur, pour former les dernières et tragiques révolutions de Carcassonne.

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