‹ Histoire des Albigeois (volume 5)Chapitre 14 sur 323 · Du Mège, Hist. de Toti/., t. IV, p · texte numérisé non relu

Du Mège, Hist. de Toti/., t. IV, p

22 LES ALBIGEOIS ET LlNQUJSlTIOfH

robe à l'ombre d'Alfaro. Il fut poursuivi comme complice, saisi enfin dans les bois, conduit enckalné dans Toulouse, et jugé à la Maison-Commune. (14 février 1245.) Il était un de ces évêques guerriers institués, pour la défense du Paraclet, au synode de Montségur. Alaman ne fut pourtant pas considéré comme évéque; il ne fut pas condamné au bûcher, mais à Timmuration perpétuelle dans les prismu de Saxnt-Êtienm. Ce jugement fut rendu par Guilhem Isarn, prieur des dominicains, assisté des frères Pierre Aribert, Ramon de Paonac et Joan de Saint-Gaudens. Le comte de Toulouse était ])résent à la condamnation d' Alaman. Ramon VU ne put sauver son serviteur ; on craignit qu'il ne laissât échapper son fidèle chevalier. Alaman ne fut point immuré dans la prison du comte, mais dans celle de l'évoque , remis à la garde de Ramon du Falgar, évéque de Toulouse, et, pour que son supplice fût sans espoir , enseveli vivant dans les basses-fosses de l'évèché contigu à la cathédrale*. La noble et patriotique maison des Roaix fut cruellement décimée avant et après la condamnation d' Alaman. L'année suivante (4 des ides de mai 1246), sa femme Joana, plus fervente encore, et qui l'avait, dit-on, entraîné au catharisme, fut immurée à perpétuité. Elle trouva dans sa réclusion Pierre, Bertran et Aicélina de Roaix, condamnés à la môme mort vivante ; ces deux derniers avaient déjà passé huit ans dans leur tombeau. Cinq Roaix gisaient dans les prisons domini-

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