‹ Histoire des Albigeois (volume 5)Chapitre 15 sur 323 · higisiret de V Inquisition de ToulAtse · texte numérisé non relu

higisiret de V Inquisition de ToulAtse

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caineB% Nous ne disons rien de la confiscation ée leurs Li^ns jetés aux moines et aux agents de rinqaisition. Le comte n'osa ni ne put conscder cette grande infortune. Mais le peuple , moins timide, essaya de payer la dette du prince envers ces magnanimes citoyens et porta au consulat Griffius et Ugo de Roaix, Ugo son compagnon de captiyité du Lourre, et contraint d'être témoin de la condamnation d'Alaman au Capitole (1247). L'année suivante encore Roger' et Montasi de Uoaix furent élevés aux honneurs capitulaires. Mais alors cette grande race, blessée au cœur et comme épouvantée de son supplice, fléchit à son tour. Cette année même elle cache son tombeau dans l'église des Dominicains. Sa morne lassitude respire sur la pierre sépulcrale et son indignation palpite dans cette épitaphe superbe : Voici le repos terrestre (T hommes qui, par Vépée et ï éperon des aieuXy portèrent jusqu'aux astres le nom de Roaix '.

Le m5me jour fut condamné le fameux Pierre de Mazeroles, seigaeur de Gaja-la-Selve, le i)lus hardi, le plus dévoué, le plu^ entreprenant, le plus infatigable, le plus incroyablement téméraire des chevaliers du Paraclet. Il avait traversé toutes les aventures tragiques de ce siècle, la croisade, l'exil d'Espagne, la délivrance et la victoire de Toulouse. Avec Alamau de Roaix, son ami, il fut l'un des compagnons de Ramon Vil, dans sa campagne contre

1. Hist, du Laag,, t. VI, liv. XXX. Innocent IV relâcha Bertrau de Ptoaix et vingt ans après (1270), le comte Alphonse rendil ses Liens à ses hêriliersltumou, Alamanda et Sybilia de Roaix. Doat, XXXil.

liOuis VIII. Après la funeste paix de Paris, il se mit à la solde de Guilhabert de Castres, et commanda la garde du sacerdoce albigeois qu'il ramena sur le Thabor. Il ourdit le meurtre des inquisiteurs qui, échappés d'Avignonet et de la massue d'Aïfaro, seraient tombés dans Tembuscade de Las Bordas, sous le poignard de Pierre de Mazeroles Il prit part à l'invasion du vicomte de Carcassonne, et à la défense de Montréal d'où, à travers les lignes françaises, il enleva Tévêque Pierre Polba qu'il ravit à la mort. Il participa, mais du dehors, à la défense de Montségur, rôdant, comme un vautour, sur les derrières du camp français. Voici sa dernière aventure qui peint au vif ce hardi condottiere du Paraclet. Dans un vallon du Podaguez, au couchant de Saverduu, s'élevait le monastère de femmes de Brie. Agnez de Belpecb, une des religieuses, mourante, réclamait Textrôme-onction cathare. P. de Mazeroles reçoit le message d'Agnez, va chercher dans sa grotte le fameux diacre Bernard de Maireville, et l'un et l'autre, au galop de leurs chevaux, franchissent les coteaux du Lauragais, la plaiue de Mazères, et, haletants, arrivent à Brie. Pierre enferme les hommes et les femmes du village et les recluses du monastère dans l'église rustique, les met sous la garde de ses compagnons des bois, et pénètre dans le cloître où Bernard de Maireville kéretica la nonne moribonde. Le consolament donné, il rouvre les portes de Téglise, et regagne son château de Gaja-la-Selve *-

1. Registres de VInq, de TouL Ail. Maïrevillo. Dép. d'Arnaude Bénédicte, prieure de Hrio. Le monaslère de Brie est

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