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236 LES ALBIGEOIS £T ULNQUISITION
l'orgueil de la nation, la fierté jalouse du roi, monarque éminemment français, l'ardent continuateur de cette grande politique traditionnelle de la France, qui consiste en deux. choses perpétuellement menées de front : contenir l'Église romaine, refouler l'empire d'Allemagne, le césarisme féodal et théocratique.
Plasian termina ainsi : «J'ai parlé sans haine personnelle contre Boniface; mais par zèle pour la foi, l'Église et le Siège de Rome. Sire, sauvez-les 1 convoquez le concile ! Et vous, messeigneurs les prélats de ce royaume, consentez-y. J'en appelle au concile futur. J'adhère à l'appel de maître Guilhem de Nogaret. » Les évoques gardèrent le silence, les barons laissèrent échapper un murmure approbateur. Le roi se leva : Nous adhérons, dit-il, à la convocation prochaine du concile et nous mettons sous sa protection notre personne, les églises, les peuples et le royaume de France *. Le monarque voulut associer la nation à ce grand acte d'indépendance : il convia le peuple de Paris dans les jardins de son palais, et le peuple vint entendre la lecture de l'appel royal sur les pelouses formées par la pointe occidentale de l'île. La France se régénérait dans son vieux berceau gaulois. Philippe ensuite envoya des commissaires dans les provinces pour obtenir l'adhésion des églises, des monastères, des cités. Amalric, vicomte de Narbonne, Guilhem de Plasian, et Maître Denis de Sens se rendirent dans le midi. Arrivés à Montpel-