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t}0 LES ALBIGEOIS ET L'INQUISITION
cette douleur, il connaît aussi son nouveau devoir. Il fait publier à son de trompe dans les rues de Carcassonne (3 août 1303) : «Au nom de Dieu et de Notre-Seigneur Jésus-Christ, frère B. Délicios à tous les habitants de Carcassonne : que demain, jour de dimanche, une ou deux personnes de chaque maison se rendent au cloître des Frères Mineurs, pour rhonneur de Dieu, Tutilité de la ville de Carcassonne, et de fout le pays de la Langue d'Oc, Texaltation de la foi et de la sainte Église de Dieu. » Bernard prend pour texte ce verset de l'Évangile : « Lorsque Jésus approchait de Jérusalem, contemplant cette ville, il pleura sur elle*,» L'orateur, d'un air triste, regarde le peuple, en silence, puis éclatant en sanglots : « Ainsi je pleure sur vous, gens de Carcassonne, envoyé vers vous par Jésus depuis déjà Lien des années pour défendre votre hon- . iieur et justifier votre foi contre les calomnies de -quelques traîtres revêtus de l'habit des Frères Prêcheurs. » Après avoir remémoré la croisade, l'inquisition, le martyrologe national : « Et maintenant, continue-t-il, qu'avons-nous à faire ? Ce que firent les béliers au temps où les bêtes parlaient. Il y avait un grand troupeau de béliers dans une verte et riche prairie qu'arrosaient divers ruisseaux aux ondes limpides. Et chaqixe jour venaient de la ville voisine deux bourreaux qui enlevaient dans la prairie un ou deux béliers. Voyant donc chaque jour diminuer leur nombre, les béliers se dirent entre eux : Ces bourreaux nous écorchent pour