‹ Histoire des Albigeois (volume 5)Chapitre 231 sur 323 · Du Mège-: la mort du Loup, Montfort · texte numérisé non relu

Du Mège-: la mort du Loup, Montfort

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résolurent de s'emparer de la Cité et du sénéchal à la faveur de cette procession sacrilège. Le consul disposa ses plus hardis compagnons, les patriotes les plus belliqueux. Ils devaient figurer à la cérémonie avec des épées enduites de cire. Le couvent des franciscains avait fait confectionner ces terribles cierges. Bernard lui-môme devait conduire la funèbre confrérie armée de ces torches, au bout desquelles brûlait la vengeance. La procession s'ébranle, serpente dans la ville basse, passe le pont de VAude et monte en psalmodiant les degrés de la rampe occidentale de la Cité. Elle arrive au sommet, mais la porte tolosane reste close. Pourquoi ne s'ouvre-t-elle pas devant les pèlerins? Toutes les portes de Carcassonne gardèrent leur clôture et leur silence menaçant. On sut bientôt pourquoi. Renaud de Pecquigny, le fils du vidame, et le frère Durand, confesseur de la reine, écrivirent que le roi de Mayorque avait tout révélé au roi de France*, Le sénéchal Jean d'Aunai se tenait sur ses gardes ; il interdit à Bernard Feutrée de Carcassonne. Délieios, payant d'audace, veut se justifier devant le roi. Des citoyens raccompagnent à Paris : Probi Fransa et Pierre Estèbe pour Albi, Joan Marcend et Joan Servinier pour Carcassonne, Bernard Pannat pour Cordoue. Philippe le Bel refuse de les recevoir. Bernard est retenu captif au couvent desCordeliers de Paris. Patris, les autres consuls et les principaux conjurés sont incarcérés à Carcassonne f^24 août), la veille de la Saint-Louis. Ce saint dut

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