Ibid, Doat, In^. do Toulouse
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3tt LES ALBIGEOIS ET L'INQUISITION
talle le tribunal. La cour entre en séance le 3 sept. (1319). Sur leurs sièges figurent Joan Ramon de Gommenges, archevêque de Toulouse, Ramon de Montuéjols, évoque de Saint-Papoul, Jacques Fournier, évoque de Pamiers, et Jehan, comte de Forez, les nouveaux réformateurs du Midi, Jehan de Belna, inquisiteur, le sénéchal de Toulouse Guy de Guyon, et Americ de Gros, sénéchal de Carcassonne. Le sénéchal de Toulouse, au nom du pape, présente Délicios et les pièces du procès que Bernard reconnaît authentiques. Au nom dij roi, les réformateurs invitent les juges à accélérer le jugement qui traîne deguis deux ans. Enfin, l'inquisiteur Jehan de Belna se charge de fournir un surcroît de preuves dans le cas oix le dossier ne démontrerait pas suffisamment les attaques de Bernard contre l'inquisition. Le pape et le roi réclamaient leur proie * .
Le lendemain, l'archevôque de Toulouse s'excuse de ne pouvoir présider ces assises, dont il laisse la direction à. ses deux sufTragants. 11 retourne dans sa métropole, et de Gastelnaudari la cour se transporte à Carcassonne. Ces démissions, ces translations, ces déplacements perpétuels indiquent de grandes inquiétudes, des troubles de conscience et des agitations populaires. Ramon de Gommenges était d'une grande race chevaleresque. Bernard V, son ancêtre, fut un des héros de l'épopée romane*. Il était allié à la maison de Montpellier. Il est possible que Ramon, conservant un sentiment national^