Montmaur
la forêt*. Elle eut pour témoins et pour juges les deux messagers qui avaient abouché les cham* pions. Après le combat, Arnauld Bernard et Guilhem Barrau déclarèrent les hérétiques vainqueurs en tombant à leurs jMeds malgré les menaces du recteur indigné. Les cathares sa retirèrent vers leur cabane, dans la profondeur des bois. Suau pressait les témoins de lui indiquer leur retraite sauvage. Us se refusèrent alors à cette félonie» mais plus tard, Barrau, pour gagner deux marcs d'argent, fit lui-même la capture des deux diacres que Suau envoya brûler à Toulouse.
Fabrina porlait du pain et du vin aux hérétiques dans une barîe voisine dé Maurens. Le prêtre de Cambiac en eut ventet se rendit à la hutte cathare cachée dans ce fourré. Mais il n'avait pas assez de monde, «t par crainte des croyants, il n'osa pas mettre la main sur les AmiM de Dieu '. — Un parfait, un jour, abandonnant son acolyte, se présenta chez fïon oncle à Préserville. « Je reviens, dit-il, & la foi catholique, il me déplaît d'être de la secte des Bonshommes. » L*oncle en hâte va trouver le curé d'Odars : « Mon neveu peut il compter sur Yindulgen^mf... — Non, répond le prêtre, mais sur la miséricorde. Qu'il vienne seulement, et je le recommanderai aux inquisiteurs^ .» — Deux paysans, maii et femme, battaient leur blé sur leur aire. Leur fils, faidit et albigeois, apparaît tout à coup ; ils le
1. TarabeL Suau venit... causa inquireiidi et diaputandi. {V. Combiacà la lin.)