Préser>iile
saisissent et le mènent au curé de la Bastide qui le livra au bayle et celui-ci au chasseur du oomte. Dans la suite, moyennant les monitio.ns et exhortations des frères Othon et Pellissier, inquisiteurs» le captif rentra dans l'église romaine •.
Le prêtre était donc l'inquisiteur et même le traqueur paroissial. C'était à lui qu'on menait le menu gibier. Parfois il prenait un«^ grande proie. Telle fut la capture de Ramoa Fort , le fameux diacre de Caraman. Fort fut retenu par le bayle du canton qui moins cruel que cupide spécula snr le martyr. Ce malheur avait ému tout le Lauragais. Bertran d'Alaman, frère ày\ ministre favori du comte , fit une quête dans les villages du Toulou* sain. 11 en porta la somme à l'avare magistrat qui ferma les yeux sur l'évasion de Ramou Fort. Et le diacre illustre alla plus loin chercher tranquille-* ment son bûcher'.
Mais Ramon Fort, cette fois, est moins célèbre que son évangile johannite. Ce livre a toute une légende, une épopée populaire. Il était comme le symbole et le génie protecteur du prophète. Fort l'avait acquis avant son ordination. Pressentant son supplice, il le remit aux seigneurs de Cambi«c. Le cathare ne voulait pas que les flammes qui consumeraient sachair dévorassent l'Évangile du Bienaimé. Quatre hommes un jour, à la tête desquels Jordan Sanche de Cambiac, par crainte des inquisiteurs, déposèrent le livre compromettant chez