De Halvenas, le lundi après la chaire de saint Pierre
immurés à perpétuité, mais revenus de leur égarement, fussent relâchés à condition, pour les valides, de prendre la croix, et pour les infirmes et les vieillards, de payer une amende destinée aux guerres d'outre-mer. Le monarque, par cette sage politique, amoindrissait les ennemis qu'il laissait en Languedoc, et entraînait sous l'oriflamme de France l'insurrection cathare qu'il dépa*ysait au delà des murs et menait se perdre dans les déserts d'Orient.
Louis IX trouva réunis à Aigues-Mortes, ce premier port que la royauté française ébauchait dans les étangs insalubres de la Méditerranée, tous les princes pyrénéens, le comte Ramon, le vicomte Ramon-Roger , Olivier de Termes , et les descen dants des conquérants, le puis5;ant Philippe deMontfort,et son jeune frère, Gui de Montfort, seigneur de Lombers, neveux du célèbre chef de la croisade albigeoise ^ Le comte de Foix ne prit pas la croix : le comte de Toulouse, déjà souffrant, prétendit que sa nef l'attendait à Marseille, et ne voulut s'embarquer que dans cette République amie. Il devait faire une autre navigation vers une autre Jérusalem.. Mais Roger de Carcassonne et Olivier de Termes montèrent sur la flotte royale : ils formèrent une escorte cathare au monarque capétien. Avec eux partirent Guilhem de Menerbe, beau-frère d'Olivier, Auger de Rabat, Guilhem et Ramon de Roquefort, Bernard de Montant, Ramon; Arnauld et Pons de Villeneuve, Arnauld de Marquefahe,