I. Hist. du Lajitj., t. VI, preuv. 80, pag
Fernand d'Alfaro, etc. Ramon d'Alfaro, le fameux meurtrier des inquisiteurs, ne quitta pas le comte Ramon, son oncle, qull devait assister dans son dernier combat, et dans sasuprômeblessure. Ces faidits pyrénéens, qui naguère avaient conquis Valence et les Baléares au roi d'Aragon, s'embarquaient maintenant pour subjuguer l'Egypte et la Syrie au roi de France. Le vicomte Ramon-lloger, dont les ancêtres levèrent tant d'hommes de pied et de cheval, n'était suivi que de cinq chevaliers et de cinq arbalétriers. Mais dans son abaissement et sa pauvreté, il se montra digne de porter son surnom héréditaire de Trencabel. 11 trancha bellement les Turcs et fit resplendir en Orient son écusson aux trois pals de gueules de Carcassonne et au soleil d'or d'Albi. Olivier de Termes son vassal l'éclipsa par sa fortune, son escorte et sa renommée. Join ville parle avec admiration de messire Olivier de Termes^ un grand et riche homme ^ et des plus hardis quil vit oneques, et qui mieux s'est montré dans la Terfe sainte * .
Le comte de Toulouse ne suivit pas le roi en Orient; la nef qu'il attendait à Marseille n'arriva que lorsque l'hiver ne lui permettait plus de prendre la mer. L'été suivant, lorsqu'Alfonse, comte de Poitiers, son gendre, et sa fille la comtesse Joana s'embarquèrent àAigues-Mortes, le prince qui vint à leur rencontre dans ce port, déjà sans doute blessé à mort, ne les accpmpagna pas en Palestine. (26 août 1249). De vagues rûves de vengeance, de bonheur conjugal, de relèvement de sa maison, le