Giiilh. de Puilaurens, ch. xlvii
«i LES ALBIGEOIS BT L'INQUISITION
nistier complètement Ramon VIL Le concile de Lyon déclara qu'il ne plaisait à Diâu que le dernier conUe de Toulouse se mariai ou eût pins de lignée '. Ainsi Ramon devait être le dernier : la maison de Saint-Gélis était condamnée à mort. Eunuque de la papauté et de la royauté , émasculé par Inno-cent IV et par Blanche de Castille, il ne put jamais obtenir d'eux ces deux objets sacrés de son désir r Vuham ei sepulcrum t
Le comte désespéré, se dérobant à son ingrate fille, à son odieux gendre, aux marais insalubres d*Aigues*Mortes, remonta de ces plages brûlantes et fiévreuses vers les montagnes du Rouergue, au château si pittoresque de Milhaud, pour se rani* mer aux souffles purs, aux frais parfums des sources de l'Aveyron. Ces vallons alpestres, ces bords ravissants ne purent raviver le pauvre comte défaillant. On voulut le transporter à Toulouse; il refusa d'aller montrer expirant à la grande cité romane le dernier prince d'une dynastie si glorieuse; il voulut s'éteindre obscurément, comme un cerf blessé, dans ses forêts. Il se rendit à Pris, non loin de Rhodez, où vivait un hermite fameux nommé Guilhem Alberoner. Il repoussa au dernier instant son confesseur ordinaire, Guilhem de Briva, cordeiier, imposé par le pape Innocent IV, et se confessa à cet anachorète, qui n'était probablement qu'un solitaire johannite. Ramon d'Alfaro, son neveu, le fameux bayle d'Avignonet, l'accompagnait. Son mal s'aggravant, les évêques des environs ac« coururent, ainsi que les consuls de Toulouse, et