‹ Histoire des Albigeois (volume 5)Chapitre 5 sur 323 · Doat, Les Captifs de Montségur · texte numérisé non relu

Doat, Les Captifs de Montségur

armes» de Tor dans la forteresse cathare. Dans cette battue immense on s'attacha surtout à mettre la main sur les auteurs redoutés du meurtre d'Avignonet . Réfugiés à Montségur , quelques-uns avaient péri dans le combat, d'autres étaient morts volontairement dans le bûcher, deux ou trois s'étaient échappés de leurs fers. De ce nombre Ramon Golairan et Pierre Landric, écuyer de Guilhem de Lile. Golairan s'était évadé pendant qu'on enchaînait ses compagnons; il alla peut-être chercher de nouveau un refuge à Auriac en Albigeois où dans la nuit du meurtre il s'était enfui sur son cheval. Les inquisiteurs de Toulouse, sur l'avis de leurs confrères de Carcassonne, allèrent le relancer dans ce gîte accoutumé, et à défaut de l'audacieux faidit , emmenèrent ses anciens hôtes , Pons , Guilhem et Guilhabert d'En Carbonnel, seigneurs du Faget ^ Us saisirent probablement aussi, dans la maison des Anus de Dieu, d' Auriac, Guilhem du Faget , patriarc^he de cette tribu , sa femme Audiarda, parfaite, et leur fille la diaconesse Rubéa. Pour compKter ce groupe, rappelons Bertran d'En Garbonnel, le vaillant et satirique troubadour. Golairan bien plus tard fut incarcéré. Pierre et Arnauld Landri^ plus heureux, obtinrent leur grâce et purent enfin revenir dans leur manoir caché sous les bois du Poiaguez, au nord de Pamiers V Ramon d'Alfaro, le principal auteur de ce meurtre, demeura tranquille, impuni, et même honoré. On le retrouve

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