Dom Vaissette, VI. Note 49. Addit. au liv. XXV, note
2, Les Landri d'aujourirhui s'appellent Gélade.
quelque temps après signant le testament de Bamon le jeune, son onde, et négociant la sépulture des os deRamonle yieuz, son aïeul maternel, avec les évéques du Midi et même avec le siège de Rome ^.
Ramon VU ne revint de Rome qu'après la destruction de Montségur, et Tincarcération des faidits du Thabor dans les tours de Garcassonne. Il reparut vers l'automne, après une éclipse de plus d'une année, éclipse de son honneur, automne de sa vie et de sa fortune, car tout se précipitait vers l'ombre et la mort. Son retour d'Italie reproduisit une image encore plus attristée de son retour de France. A Paris, dans cette funeste paix de Notre- Dame, il avait perdu presque tous ses domaines, avec son Gastel-Narbonuais ; à Rome, dans cette fatale abdication du Vatican, il venait d'abandonner ses derniers défenseurs et ses suprêmes espérances, avec Montségur. Avec quelle émotion ne dut-il pas repasser devant les tours de Carcassonne où les chevaliers souffraient leur martyre ! Et avec quelle honte mêlée d'effroi ne dut-il pas entrevoir dans les nuages orageux du soir le spectre sanglant et démantelé de Montségur I Un autre supplice d'humiliation l'attendait à Narbonne ; il lui fut infligé par le primat de Septimanie. Le prince, après avoir reconnu la souveraineté temporelle du pape, dut reconnaître encore la suprématie féodale de l'archevêque sur le duché de Gothie. Le comte de Toulouse et le vicomte de Narbonne se mirent à genoux devant