aluze, app. Concil. Narb., p
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sociéjté populaire de VAmistançaf et les vieux partisans du tribun féodal et plébéien Terre -Rouge, qui peut-être vivait encore dans les Corbières. Il personnifiait le génie national contre la croisade théocratique et la conquête française. Ces discordes se prolongèrent pendant de longues années dans Narbonne. Enfin de lassitude Âmalric demanda la paix, et offrit à Tarchevêque un éventail (flabellum), symbole ironique de la vanité de son hommage versatile et orageux. Narbonne devint une métropole politique et poétique du Midi. En haine des clercs latiniers, ce vaillant prince s'entourait de troubadours *. Ils chantaient l'héroïque vicomte et chansonnaient Todieux primat de Septimanie. A sa cour fleurirent Gérard Riquier de Narbonne, et Joan Estébé de Béziers. Son palais devait être le dernier asile du. poëte centenaire Pierre-Cardinal. Narbonne eut donc une arrière-saison de poésie et de religion romane. Là se forma ce catharisrae mitigé, cette spiritualité franciscaine dont le pieux réformateur fut Joan d'OIiva, et le tribun mystique et populaire, Bernard Délicios. Le paraclétisnîe se décomposait et renaissait adouci dans Narbonne^ après la chute de Montségur, comme, après la prise de La Rochelle, le calvinisme transformé revivait dans Port-Royal, cette Rochelle monastique et libérale, où une sœur du vicomte Amalric devancera de quatre cents ans les grandes abbesses, les doctes Angéliques du xvii® siècle. Mais où donc est la vieille église des Purs, la