Inquisition
dressé dans le château de Trencabel, le grand déshérité. Ces réclamations sont curieuses, le détail en est piquant, et nous fait pénétrer dans le chaos deVimmense razzia. Guilhem le Rouge de Caillaou réclame une rente d'un setier de blé et d'une paire de poules, perçue par son père pour un champ et deux jardins. Le Rouge était catholique , mais son tenancier Ramon Capéla était Albigeois : la terre fut confisquée comme cathare. Et pendant cinquante ans, les deux poules, quoique hétérodoxes,, furent mangées par les Montfort et le roi de France. — Bertran de Galénas réclame sa liberté. Son père Éliazar, homme libre de Pénautier, avait été réduit en servage pour avoir participé à l'insurrection du vicomte de Carcassonne. — PierrQ Bonet de Villaspin réclame une maison et un maillol, situés dans le territoire de Raissac^ confisqué par le bailli Jean Mascaron; vol donné par le roi, le grand voleur, au prince des volés, le pauvre vicomte de Carcassonne*. — Au milieu d'une multitude de noms obscurs ou trouve quelques noms historiques. — Ramon Isarn de Fanjaus réclame des biens et des droits sur Montréal^ du chef de sa mère Bérengère, remariée à Pons de Montlaur, et confisqués sur Pons hérétique et complice de la conjuration du vicomte de Garcassonne. Le roi fit justice au Bélissen en faveur de sou père réconcilié aux capétiens. — Saurimonda^ veuve d*Èlisiar d'Aragon, revendiquait sa dot de cinq mille sols melgoriens reconnus sur la terre de