Jugements de sejitembre 1255 et de juillet
Ventenac, confisquée par le roi. Mais son mari Élisiar avait péri, probablement dans la guerre de Trencavel, et Roger d'Aragon, son beau-père, aux gibets de Garcassonne, ou, chef indompté du Cabardez, dans quelque caverne de la Montagne- Noire. « Nous vous ordonnons, dit le roi, de ne rien rendre à ladite Saurimonde. » — Jordan de Cabaret revendiquait ses terres de Laura, de Salels, de Villegli, de Villarlong, de Villarzel, confisquées par le sénéchal Guillaume des Ormes, et données à divers chefs français. Le roi tenait ses châteaux célèbres de la Montagne-Noire oJi l'héroïque Pierre- Roger son oncle avait gardé captif quinze mois Bou* chard de Marly . Jordan de Cabaret son père eut un autre destin ; comme il se rendait à la rencontre de Louis VIII, après le siège d'Avignon, il fut pris, livré au comte de Toulouse, et, après deux ans de captivité, mourut dans les fers. Jordan son fils, bien que son frère Pierre-Roger eût pris parti pour le vicomte Trencabel , osa revendiquer les châteaux paternels, ou la dot de leur mèreOrbria, évaluée à dix mille sols melgoriens reconnus sur ces manoirs. Le roi répondit - « Nous avons trouvé que Louis, par la grâce de Dieu roi des Français, avait concédé au défunt Jordan de tenir en paix sa terre et ses forteresses, nous vous ordonnons de les restituer à son fils, pour le salut de l'âme du roi notre père très-excellent*. »
Enfin, Brunissende, Aladaïs, et Condors de Menerba, et leurs cousines Marquesia, femme de Pierre