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an nord. Celte porte, haate, étroite, profonde, coupée de herses, accède à nne coar centrale de cent mètres, à la salle capîtnlaire et au donjon. Ce donjon
surplombe au sud, de quatre-ving-ts mètres, le cours du Dadou, un torrent de monta^nics. qui le sépare de son hameau perdu dans soii ravin. C'est le magnifique manoir des Boissezon, vassaux f^noris du roi d'Aragon, qui tous les ans, le jour de Notre-Dame d août, envoyait à l'évêque, en signe de son vasselage royal, le don d'un épervier de chasse armé et chaperonné. Les Boissezon étaient suspects d'hérésie ; le cath'arisme revivait sur leurs terres des cendres da culte héliaque, et le manoir superbe en conservait une sorte de rayon fatidi^e ^
A l'appel de TévA pie d'Albi répondirent Pons d'ArsaCy archevêque de Narbonne; les évêques Aldebert de Nîmes, Gosselin de Lodève, Guillaume d*Agde« Gérard de Toulouse, et hait abbés. De ces chefe d'abbaye, quatre étaient de son diocèse: Roger de Castres, Henri de Gaillac, Pierre d'Ardorel et de Gandeil. Les quatre autres étaient : Ramon deSaiut- Poiis, Alphonse de Fonfrède, Ramon de Saint- Guilhem et Pierre de (Rendras, près de Nimes. Avec ces prélats vinrent les picvOts des cathédrales de Toulouse et d'Albi, les archidiacres de Narbonne et d'Agde, et une; multitude d'ecclésiastiques du Midi. Puis enfin plusieurs princes séculiers : Constance, sœur du roi Louis VU et femme de Ramon V, com-