‹ Histoire des albigeoisChapitre 110 sur 442 · Id.£clog.IU · texte numérisé non relu

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tontes leurs chèvres polluées par ses soldats italiens et espagnols. Chaque ofticier amenait sa chèvre favorite à la h(;usse de pourpre, et l'Amalthée du générai marchait à sa suite, fière de sa beauté et de ses amours^ dressant sa tête aux cames dorées et cowponnées de myrte et de roses^,

Nicétas vint à Toulouse : c'était la métropole da Paraclet. Il vit certainement Ramon V, prince hostile au pape, en lutte avec i'évôque, sympathique à l'Orient. De Toulouse il visita les puissants dynastes de Gascogne et de Béaru, de Commeuges, de Foix, de Garcassonne, de Narbonne, et, je pense, de Catalogne et d'Aragon, il inspecta les colonies ca- ' thares de Condom, d'Agen, d'Aihi, delà montagne Noire, du Péngor4# des plages de TOcéan ; les troupeaux d'OliTier, de Pons, d'£on de TÉtoile et même de Hugues de Saint-Pierre. Nous pensons qu'il passa près d'une année à circuler parmi les princes aquitains ; ces princes avaient tous été convertis par Pierre de Brueys; ils trouvèrent sans doute le léonisme trop démocratique ; ils voulaient une hiérarchie, l'épiscopat, le patriarcat grec, non le césarisme latin, non la théocratie romaine: ils voulaient s'affranchir des moines. Les abhés ravissaient les évéchôSy les couvents dévoraient les chftteaux, la terre allait aux abbayes ; r£urope tombait en main morte, devenait un .fief de saint Pierre, sous un calife d'Occident. Ëntre le romanisme théocratique et le léonisme populaire, le catharisme oUxait un

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