‹ Histoire des albigeoisChapitre 109 sur 442 · Hkt, Galamit · texte numérisé non relu

Hkt, Galamit

HISTOIRV DBS ALBIOBOtS IIS

remplis de chiens, d'oiseaux, de courtisanes et d'histrions ; une longue escorte d'archers, de |>alefireniers, d'échansons, suivaient en campagne les princes cénobitiqaes da désert^. Les Toyages des papes exilés rainaient les opulentes abbayes de l'Aquitaine et de la Ganle. Ces mœurs des éréqnes et des abbés remontaient-elles jusqu'aux pontifes romains? Rome famait encore des orgies de quelques monstres qui épouvantèrent les siècles de fer; mais laissons ces grands vieillards du Vatican derrière le nuage où le monde a cru toujours entrevoir unDieu^ je ne sais quel Dieu\

Telles étaient les taches qni maculaient ces beanx sidcles chevaleresques, les ombres qui noircissaient

les splendeurs de la plusgraiide époque théocratique. Nous n'en disons que les vices, nous en verrons bientôt les barbaries. Toutefois les mœurs étaient grossières, mais naturelles; brutales, mais non pas bestiales ni monstrueuses. Pas, ou peu de vices ^ecs ni cananéens; de voluptés androgynes, ni de ces lubricités qui, selon Virgile, faisaient regarder Ménalcas de travers par les boocs jaloox, et rire dans lenrs grottes les trop indulgentes nymphes'. Les mœurs du xn* siècle étaient peut-être moins hideuses que celles du xvi^; et nous ne trouvons rien de pareil au cynisme du comte d'Anguisola, Les paysans français, après sou passage, brlUèrent

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