CHAPITRE V
synode de Caraman. — Nicétas organise Téglise johannite d'Occident. — EvdquM, diacres et coaseillers laïques des églises albigeoises. — Les troubadours sympathiques à U réformation deNioétaa.
Après sa brillante conqnôte des cheyallers, et Tinspection de ses troQpeanz d'Aqaitaine, Nicétas
convoqua le synode général des Églises d'Occident.
Il ne le réunit pas à Toulouse, sans doute pour ne pas compromettre le comte, mais à cinq lieues à Test de la métropole^ à Saiût*FôIix-de-Garaman.
Ramon V ne Tignora pas ; il y comptait plasiears de ses amis, des grands de sa cour, les Maurand, les Garcia, les Bonvillars. Le prince ferma les yeux. Caraman était un fief des Gourdon. Les Gourdon du Toulousain étaient une branche des Gourdon du Périgord. Un autre de leurs rameaux, passé en Angleterre, a produit de nos jours nn fruit menreillenz de poésie, lord Bjron. Les Gourdon patronnaient le catharisme sur la Dordogne comme sor la
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Garonne. Remarquons encore, comme un indice de patriotisme, qae le château de Saint-Félix était sons rinvocation d'un saint ibère et national.
Nicétas 8*7 rendit de Tonlonee an mois de mai
(1167), escorté par les seigneurs pyrénéens. On yit
arriver Robert de Spérone, évôque de l'Église de France, c'est-à-dire des peuples d'oulre-Loire et son conseil ; Marco, évêqne de Lombardie et son conseil; Sicard-Cellerier, évôque d'Albi; Bernard Cathala, évôque de Garcassonne, et le conseil de rÉglise de GcMDmenges on da Val d'Aran. Cette no> menclatare est très incomplète; il faudrait 7 joindre Olivier et les hommes de Lombers; Pons et les hommes dn Périgord; le fils major d*Eon de rÉtoile et les hommep de l'Armorique ; le soccesseur de l'infortuné Hugues de Saint-Pierre, et les débris échappés au bûcher de Vézelai; enfin les évôques d'Espagne et d'Aquitaine, car ce synode de Carainan eut un caractère œcunémique ou universel ^
Nicétas, à ce qu'il semble, consacra d'abord trois patriarches : Ramon de Ramondi, éréque de Ton* loose, devint primat d'Aquitaine. Robert de Spérone fatépiscope da royaume de France, et Marco, ecclésiarqne de la province de Lombardie et de la région transal[)iiie. Chacun de ces patriarches avait douze suffragants, car la hiérarchie cathare se groupait par dodécades, en imitation du collège