lUTDouard, FMin
I» BI8T01RE DBS ALBIOBOIS
d'Andujar (H57); et, malheur plus grand encore, rimperador, blessé à mort et fugitif, expira sous un chêne de la Sierra Moréna. Les princes aquitains et les cités du littoral, Marseille, Montpellier, Narbonne, levèrent un armement maritime et résolurent d'aller attaquer les musulmans sur leur propre sol africain. Herre d'Auvergne, succédant à Marcabras, mort tragiquement, chanta cette armada provençale qui, probablement, fut le jonet des vents et des tempAtes. Mais dn pied de FAtlaSy qu'ils devaient envahir» s'élance Almansor» calife du Maroc, à la t6te des Aimohades. Il franchit le détroit de Gibraltar, il sonmel les Almoravides, bat les chrétiens à la bataille célèbre d'Alarcos et menace de s'étendre comme un incendie jusqu'aux Pyrénées (1195). ^phonseE^» roi de Castille, pousse des cris d'effroi ; il implore le pape, appelle à son secours les Aquitains. Foulques, de Marseille, chante la guerre sainte contre le Miramolin; son chant n'a pas la sauvage énergie de Marcabrus. « Nous avons déjà perdu le saint sépulcre! Perdrons-nous aussi l'Espagne ? Pour passer les monts, nous n'avons & craindre ni vent ni mer ; Dieu s'est donné pour nous ; mourons donc pour Dieu ; mourir pour Dieu, c'est vivre par la mort. Donc, plus de prétextes, plus de délais, marchons. Dieu est avec ses pèlerins et notre bon roi d'Aragon sera couronné sur la terre et dans le ciel K »
Ce roi d'Aragon, c'est le jeune roi don Pédro, et ce n'est que quinze ans plus tard qu'il devait cueillir
1* Rajnoaard, Fauriel, les Troubadours.
HISTOIRB DBS ALBfOBOtS
ses deax couronnes, la terrestre, dans les plaines glorieases de Tolosa, la céleste, dans les plaines fatales de Toulouse ; et celle-ci devait être la palme da Paraclet. Les chrétiens n'ayaieat pas la même horrear des Manres d'Afriqae qae des mosalmans d'Âsie, soit parce qu'onecominaoe origine rattachât lee Ibères aux Berbères^ soit parce que lea Tares possédaient et profanaient le saint sépulcre. Tontefois, était Fantagonisme séculaire de deux races, de deux lois. L'Islam étreignait la chrétienté par l'Orient et l'Occident. Sur l'Atlas, Almanzor; sur le Liban, Saladin ^