‹ Histoire des albigeoisChapitre 148 sur 442 · PoètetantbM · texte numérisé non relu

PoètetantbM

son amour et son bonhear perda. « Allez, disait-il à ses vers, porter mes soupira yera ma chère Hinda. Mes regrets me consament, mais la joie me revient qaand j'entends parler de ma gazelle eharmante, à la noble origine, au visage brillant comme le croissant de la lune, élégant comme la lace de nos statues d'or. » Abdallah, vaincu par son amour, suit ses strophes et ses soupirs vers la demeure lointaine de Hinda. Il arrive chez les Amirides. Il cherche sa tente, il la découvre au bord d'une piscine. Hinda est assise auprès des eaux, rêveuse. Son mari non loin d'elle abreuvait ses chameaux. Elle voit Tétranger; elle reconnaît Abdallab. Ils tombent dans les bras l'un de l'autre ; ils mâlent leurs paroles d'amour» leurs larmes de joie» leura souffles, lenra Ames. Us expirent dans cette étreinte suprême d'amour. L'époux accourt pour repousser le raTisseur. Il ne trouva que sa chamelle plaintive flairant les cadavres des deux amants. On les ensevelit dans le sable du désert.

L'Arabie compte encore d'autres martyrs d* amour , entre autres les deux Mourakish, poètes et guerriers fameux, de l'illustre tribu des Bacrides'. L'Arabe, excessif dans l'expression de l'amour humain, l'est encore plus dans la peinture de l'amour céleste. Son génie, comme un épervier enivré de hachisch, monte éperdu dans l'extase^ et tournoie ébloui, et retomba asphyxié du ciel embrasé de Tlnde.

Saladin devait avoir avec lui le roi des fabulistes de riran. Le fameux Farid-£ddin put faire entendre aux chrétiens son épopée mystique des oiseaux,

i» Ptrroii et FrauMl, oiMiiAaIiitaiè

StS UlSTOlUË DES ALBIGEOIS

Noos allons en donner ici la sobstance; pour montrer qn'nne sorte de catharîsme musalman r%nait anssi parmi les poètes de la Perse et de FArabie. Noos ne sanrbns d'aillenrs mieux placer ce conte

oriental ^

La huppe, qui avait conversé avec Salomon, est l'héroïne de ce poème où la poésie de Farid-Eddin (la perle de la religion) se revôt de Tapologue de Bid-Pay.

La Mûppe, qni a le nom de Dien écrit sur son beCi qni porte sur sa téte la couronne de la vérité, et sur sa poitrine le talisman de la sainteté, convoque la république des oiseaux. La prophétesse dit qu'il ne convenait pas que leurs tribus restassent sans calife, et que Fémir El-Mumenim résidait sur une cime aérienne du Caucase. En conséquence, une ambassade de pèlerins devaient se rendre sans arder auprès de Simorg, la Face de Dieu.

Le rossignol répondit : J'aime la rose et je meurs loin de ma sultane adorée. La perruche : Je porte la robe verte des saints et leur collier d'or. Le canard : Je suis très-pur et pour mes ablutions légales je reste dans mes lacs. Le héron : Je ne quitte pas les fleuves où je ne romps le jeûne que pour la pèche sacrée du poisson. Le paon superbe : Pénitent, je ne puis sortir de l'ombre et des solitudes saintes des forêts. Le humai (le phénix de l'Islam) : Sachez, ô oiseaux de la terre et de la mer, que je fais les rois. Pourquoi rechercherais-je Famitié de i*altier Simorg ?

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