‹ Histoire des albigeoisChapitre 149 sur 442 · SUfMtre de Saçy. — Oardn de Tassy · texte numérisé non relu

SUfMtre de Saçy. — Oardn de Tassy

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Tous les oiseaux refusent d'abord. La docte théologienne insiste. Sa parole les ébranle; Tun d'eux demanda : Dis-nous quel est ce monarque mystérieux ? — Sa face est comme le soleil ; son regard produit tous les êtres ; mais ces êtres ne sont que des ombres; il habita le château de la Gloire. Regarde au miroir de ton cœur, tu verras Simorg. — Mais comment arrlye-^-on jasqn'à loi? — La ronte passe au travers de sept vallées. Ces vallées sont : la recherche, l'amour, la connaissance, la saffisànoe, Fn* nité, Tâtonnement et le désert de l'anéantisse*' ment. — Et qu'offinrons-nons à notre roi? Le mbis? les perles? ^ Le vrai diamant, c'est Tamonr, c'est le cœur.

Ils partent ; la huppe est leur guide, la savante conductrice décrit la topographie de la route mystique; comme la sibylle, elle multiplie ses conseils ; néanmoins beaucoup s égarent, périssent, sont dévorés par les serpents, les tigres, la tempête et l'Océan. Us cheminent sans fin de déserts en déserts; ils gra vissent les sept sphères de la perfection ; ils arrivent, mais bêlas! poudreoz, ensanglantés, sans plames ni ailes ; mais combien sont-ils? De tant de myriades il n'en reste, bêlas ! que trente; ils adorent Simorg. Une voix céleste lenr dit : Mourez en moi et vons revivrez. Les oiseaux se plongent dans Simorg ; les Ames s'abîment en Dieu. L'Être s'anéantit pour trouver Téternité. Telle est la fameuse parabole épique de Farid-Eddin *, imitateur de Valmiki:

1. Garcia de Tany, poésie religieuse et ptiilosopbiqne des Persant.

m HISTOIRE DES ALBIGEOIS

TalMorption en Dieu est la théologie duRamajana.

Après C68 féteSy Richard 8*emharqna pour l'Europe. Adieu, dit-il, terre sainte ! je reviendrai far-

racher au joag des infidèles. Je te recommande aux soins du Très-Haut * î II s'éloigna, emmenant sa femme et sa sœur sur sa flotte que la tempête ballotta parmi les îles de rArchipel. Il ne voulait pas débarquer à Marseille, craignant peut-être l'inimitié du comte de Toulouse, allié du roi de France. Il se trompait; sa renommée lui avait rendu les Aquitains, et son nom était sur les lèvres et sur les barpes des troubadours. Arrivé aux bouches de l'Adriatique, il enfila comme un long fieuve cette mer dalmate ' jn8qn*à Venise. Là le roi prit des ehevanx pour gagner directement, à travers tonte rAllemagne» la mer dn Nord et les côtes d'Angleterre. Reconnu, livré an dnc d'Autriche son ennemi, et réclamé par l'empereur^ il resta trois ans captif dans les forteresses allemandes ; on ignorait ce qu'était devenu le Cœur de Lion. Le peuple des ménestrels s'émut du sort mystérieux de ce roi des troubadours. L'un d'eux, nommé Blondel, partit avec sa harpe i\ la recherche du monarque. Il chantait, de donjon en donjon, un air connu du héros captif. Un jour, 6 surprise, une voix répondit à son chant et continua lahaUade plaintive. C'était Richard. Blondel avait retrouvé le troubadour couronné. Sa vieille mère Êléonore, les barons aquitains, le peuple des ménestrelSy réclament de Temperenr la délivrance du héros de la croisade. Mais Philippe-Auguste et Jean

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