‹ Histoire des albigeoisChapitre 154 sur 442 · Fwihel, Raynoaard · texte numérisé non relu

Fwihel, Raynoaard

HISTOlUi: DES ALBIGEOIS ttl

Gomnène bien aulhentiqae. Le chamoiseur de Toulouse épousa celte porphyrogéDôte et devenait par son mariage, nous allons le yoir» oousin de rinfant de SaintpQélis, comme du César du Bosphore. Il revint ayec elle en Occident, la promena de cour en cour, avec le dais et le trône, et tous les honneurs hjsantins. Cette impératrice de clinquant disait partie des bagages poétiques du jong^leur. Au reste, toutes les aventures étaient possibles dans ce siècle. ^

Le troubadour plébéien qui mena l'existence la plus variée, la plus vagabonde et la plus éclatante, fut Pierre Vidal. Il fréquenta les cours d'Aquitaine, d'Espagne, d'Italie, d* Angleterre, d'Allemagne, de Hongrie, de Gonstantinople, d'Orient. Il voyageait avec un cortège superbe de chevaux, de palefreniers, de jongleurs,- de harpes, et sa despœne cypriote, sous son dais impérial. C'était le roi des bouffons, le géant des histrions. Son talent, infiniment divers, était un orchestre aux mille voix ; il faisait raisonner toute la gamme des sons, il ébranlait tout le clavier humain. Extravag^ant et sensé, héroïque et burlesque, facétieux et tragique, entrecoupant de grelots le gémissement de ses flûtes et les fanfares de ses clairons. Sa mirTiiquo n'était pas moins extraordinaire; il se revêtait d'une peau de loup, épouvantait les bercails, et se faisait déchirer par les chiens pour toucher le cœur de Na Loba de Gap-Aret. A la mort du comte Ramon V, il iit couper, en signe de deuil, les queues et les oreilles de ses chevaux, et perçait les

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