‹ Histoire des albigeoisChapitre 156 sur 442 · Troab., aotioe d»B. de Veatadour · texte numérisé non relu

Troab., aotioe d»B. de Veatadour

su HISTOIRE DES ALBIGEOIS

accueillît le catharisme d'Orient, mais ne le défendit pas; il ne fut qu'un Albigeois politique, mais il le fut par son patriotisme, par la gaie science, par Tesprit chevaleresqae, par la langue romane qu'il substitua â la langue morte des coQvents, par la justice et rhumanitéy dont il modifia toiiyoars la barbarie féodale ou théocratiqae. Il ne manque à ce paladin de Tamonr que d'être le héros du Paraclet et d'avoir une flamme religieuse à son épée enguirlandée d'ailleurs de toute poésie. ^

Ce rôle religieux revenait à son successeur Ramon VI et fut, dès son vivant, relevé par sa fille Aladaïs et son gendre Talhafer, vicomte de Garcassonne. Garcassonne, en matière de foi, se montrait déjà plus hardie que Toulouse. A la cour de Roger et d'AIadaldy catholicisme, catharisme^ judaïsme, vivaient sur un pied complet d'égalité. Talhafer est, en cela, un prince absolument moderne ; il mourut six mois avant son beau-père, à l'âge de cinquante ans, laissant un enfant orphelin, qui devait être un héros et un martyr.

Pierre Vidal lit entendre sur le tombeau de Ramon V les lamentations du peuple, le myriologue de la poésie, dont son règne fut l'âge d'or. La félicité finit avec son siècle. Avec son successeur» on entre dans les tempêtes. *

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