Dom Yaiâsette
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son bean-père, et poussa plus odieusement encore à massacrer le peuple de Bôziers. U [le fat snrtoat d*AladalB dont il éloigna le tendre et mélodieux barpéor Amanld de MarreiL Ea Yicomtesse snr- ▼écut cinq ans à son époux et trois ans à son mystique amant couronné. C'est dans ce yenvage que s'encadre Tidylle douloureuse de ces poétiques amours. Cet automne mélancolique est la plus pure et la plus gracieuse gloire élégiaque de Garcassonne. Alphonse mourut à quarante-six ans et il était de Tâge d'Aladaïs. Son rè^^ne, malgré ces ombres, est un règne illustre de l' Aragon. Il fut guerrier et poôte; il mérita le surnom de Chaste; il oublia les outrages mérités. 11 disait avec esprit des chansons de Giraud de Borneil. « Ce sont les servantes des surventes de Bertran de Bom. » Son caractère est divers et bariolé comme son portrait. Alphonse est peint sur son manuscrit en costume de bataille; son casque est surmonté d'une couronne royale, avec écn et caparaçon de cheval d*or à pals de gueule qui sont les armes de Barcelone; ce qui lui donne l'air d'un zèbre héraldique, l'aspect d'un tigre fabuleux ^
Alphonse mourut au printemps (1196), et l'automne suivant, la paix, qu'il suspendait sans doute, vint terminer une guerre de cent ans, entre Toulouse et Poitiers. Richard ne se contenta pas d'avoir donné à Ramon VI sa pupille Bnrgonia de Luzi-
1. Zaïita. — Gomlt. Barcin.— NotioM et portraits des troabadoors.
HISTOIRE DES ALUIGi: OIS
gnan. Il voulu s'attacher plus étroitement encore le comte en lui faisant époaser sa propre sœar, la leine de Sicile, et la fiancée de Maleo-Adel. La paavre Borgonianefat pas un obstacle pour l'ambitieux et versatile cœor de Ramon, qui avait déjà perda Ermessinde de Pelet et répudié Béatrix de Garcassonne. La fille de Mellusine, non moins fupritive que sa fantastique aïeule, oublia trop aisément qu'elle avait été comtesse de Toulouse, infante de Chypre et de Jérusalem. Elle reiirontra Gaucher de Montbéliard, cousin du comte de Flandre, qui partait pour l'Orient, l'épousa rapidement à Marseille et suivit sou paladin vers la terre de son cœur, rUe de Vénns : opima Cypron
l. QoiU. de Tjr. VirgUe, EnMt, 1. 1, v. 415.